De fin octobre à fin décembre 2007, je parcours les routes depuis la France
jusqu'au Sénégal où le petit village de MBarigo me donne une réponse pour mon avenir ...
Abdou, berger peul
Le
Maroc

Diaporama Photos : "Du rif à l'Anti
Atlas" Cliquez ici
Extraits de mon journal de bord
... un vieux marocain qui me prend dans ces bras en me recommandant la prudence,
un jeune nantais qui part autour du monde pour une quête initiatique, un chauffeur d'un 35 tonnes qui me prend en stop et m'emmène remplir son camion, un trafiquant de hachis qui m'héberge
une nuit et me fait visiter les greniers du rif, un jeune étudiant qui m'accueil dans sa famille et m'invite a sa répétition de théâtre, un jeune français, Antoine, sur les routes du Maroc qui
devient mon compagnon de voyage, une professeur de philosophie et sa fille qui parlent parfaitement le français, un fonctionnaire d'un petit village de l'Anti Atlas qui nous accueil comme
ses enfants, un jeune de Tata et ses amis qui se battent pour changer le régime dictatorial de leur pays ...
... un cimetière juif à la sortie de la
médina, les montagnes du Rif éclairées par le soleil couchant, le sourire d'une petite fille qui pose devant mon appareil, les rue de Rabat où le rythme effréné de cette capitale
ressemble à celui de Paris, une palmerais où l'eau coule de moins en moins, une route droit devant qui me pousse à poursuivre mon voyage vers d'autres rencontres, d'autres
horizons ...
Transition
Plus de 1000 km plus
loin,
Après deux nuits dans le désert,
Sur le bord de la falaise qui longe l’océan
Atlantique ;
Après 6 contrôles de gendarmerie, police et
douane,
Entre lesquels un no man’s land de 5 km
nous plonge dans un espace étrange ;
Un monde nouveau s’ouvre à
nous,
Celui de la Mauritanie où tous les repères
se perdent,
Où le temps devient
élastique,
Où le soleil tape sur un paysage
vide.
Bienvenu en Afrique
!
La Mauritanie
Le vide, le chaud, l’attente,l’excitation d’arriver enfin dans un univers
inconnu, déroutant, stupéfiant, sans lois, sans rien. Pourquoi un train de 2,8 Kms de long transportant dans 240 wagons 100 tonnes de minerais, 3 fois par jours des mines de fer de Zouerate, vers
le port de Nouadhibou, sur 700 km dans le désert, se trouvait sur notre route ? Nous l’avons pris. Ou plutôt, nous avons sauté dans un des wagons vides, avons bien attaché nos chèches et 14
heures plus tard sommes arrivés, noirs de minerai, aux mines de fer de Zouerate …
Nous sommes maintenant à Nouakchott,
capitale de la Mauritanie
Où les étudiants manifestent contre
l’envolée des prix de la farine et du pétrole,
Où Amadou continue d’écrire en silence sur
les problèmes de son pays,
Où les cybers café poussent à tous les
coins de rue,
Où les français continuent de descendre des
voitures pour les vendre,
Où le poisson, acheté au retour des
pirogues, se savoure avec un bisap,
Où la vie continue, tranquillement,
humainement …
Sénégal
- Excusez moi, combien ça
coûte un âne et une charrette ?
- Oh, ça ne coûte pas cher.
Mais c’est moins cher côté Sénégal, ça c’est sûr …
Certes, sauf que côté Sénégal, les ânes ont désertés et un cheval ça coûte
beaucoup trop cher ! L’idée de rallier Rosso à St Louis en âne et charrette tombe donc à l’eau. … Mais au fait, le grand fleuve Sénégal qui sert de frontière entre la Mauritanie et le
Sénégal ne va-t-il pas se jeter au large de St Louis ? Mais oui, bien sûr ! Alors pourquoi ne pas prendre le temps de voyager en pirogue pour faire les 100 km qui nous sépare de
MBarigo, alors qu’en bus on y est en 2h ?
Une journée de négociation, réparation, préparation, installation et nous voila
parti le cœur heureux et les muscles au taquet. Malgré le vent qui souffle contre nous, la barrière de roseaux qui nous empêche de voir les villages, le soleil qui tape vraiment très fort et les
moustiques qui le soir venu ont tout prévu pour déjouer l’effet de nos protections, nous passons d’agréables moments à bord de « Pirogue Sénégal », à ramer, ramer et ramer
…
Sauf que le troisième jour, après un magnifique coucher de soleil bercé par le
clapotis des vaguelettes, il faut se rendre à l’évidence : pas de village en vu !
La nuit va bientôt tomber. Que faire ? Je ne vois qu’une seule
solution : coincer la pirogue dans les roseaux et tenter de se frayer un chemin jusqu'à la terre ferme. Quelle bonne idée ! Tout les jeux à la con de la télévision c’est de la rigolade
à coté de « Pirogue Sénégal », parce que là, les trous d’eau ne sont pas sécurisés, les innombrables bestioles qui grouillent au fond de ces eaux stagnantes et chaudes ne sont sûrement
pas inoffensives, les moustiques qui commencent à arriver ont bien l’intention de nous piquer et il n’y a personne au bout du périple avec un bon verre d’eau ! De toute façon, on ne voie pas
le bout et après un quart d’heure de lutte, on rebrousse chemin vers notre chère pirogue ! La navigation reprend donc de nuit, au claire de lune, pendant une heure … Soudain, nous percevons
au loin le chant du muezzin qui appel à la prière ! Allah Akbar ! (Dieu est grand) Nous sommes sauvé. On se laisse guider ainsi jusqu’à l’étroit passage dans les roseaux qui permet
l’entré vers le village de pêcheurs qui nous accueille.
Envie d’évasions, de paysages magnifiques, de rencontres inoubliables ?
Prenez le temps de vous ressourcer, de vous reposer, de vous refaire une santé avec « Pirogue Sénégal ».
Avec son unique formule à prix imbattable, « Pirogue Sénégal » est
la première agence de voyage à vous emmener aux bouts de vos cauchemars sans assurer de rapatriement.
« Pirogue Sénégal », une autre façon de
voyager !
En vidéo
Un thé
La tagine !
Dans l’oued
Monté dans le train
Croisement d’un autre train
Antoine
Parti au mois de juin à vélo vers l’Inde, il traverse les campagnes françaises à
la découverte d’un autre mode de vie au cœur d’une société de consommation et de paraître dont nous sommes tous victime. Tous ? Non : pas les éco villages qu’il a rencontré en Ardèche …
On lui vole son vélo, il traverse l’Espagne en stop … Au Maroc il tombe sur un drôle de voyageur qu’il décide d’accompagner jusqu’au Sénégal (c’est moi !) D’aventures en découvertes, le
jeune Antoine, 20 ans, cherche à comprendre le monde dans lequel il vit … L’Afrique lui apporte des réponses et une grande leçon d’humanisme, pour un futur professeur d’une école alternative
…
Son
blog